Le pays de Galles rejoint les Bleus

Le XV de France affrontera bien le pays de Galles en quarts de finale. Opposés dimanche à des Uruguayens qui n'avaient plus rien à jouer, les Gallois se sont imposés (35-13) avec le bonus offensif et terminent premiers du groupe D. Toutefois, ce XV du Poireau composé essentiellement de remplaçants a connu beaucoup de difficultés.

C’était attendu. En quarts de finale, le XV de France retrouvera ce pays de Galles venu le surprendre (24-19) en ouverture du dernier Tournoi des 6 Nations sur la route de son Grand Chelem. Toutefois, si ce sont les Gallois qui ont laborieusement surclassé l’Uruguay dimanche à Kumamoto (35-13) lors du dernier match du groupe D qui se présentent le 20 octobre prochain à Oita devant les Bleus, Jacques Brunel peut dormir tranquille. Le hic, c’est que ce ne sont pas les titulaires du XV du Poireau qui ont connu de grosses difficultés face à ces modestes Uruguayens dimanche, mais des remplaçants pour la plupart, le capitaine pour l’occasion Tipuric n’ayant d’ailleurs jamais porté le brassard de sa vie. Une équipe bis qui a mis malgré tout tout de suite une énorme pression sur la défense de la Celeste. L’Uruguay a fini par céder, après un quart d’heure de jeu sur un essai d’avants marqué par le pilier Smith. Mais, courageuse, elle a très vite réduit le score, et après deux pénalités de Berchesi, l’avance de ces Gallois peu inspirés, empruntés et bousculés par les tombeurs des Fidji au premier match n’était que d’un point à la pause (7-6). A la reprise, Warren Gatland a progressivement relancé ses titulaires et si la différence ne s’est pas vue immédiatement, les vainqueurs du dernier Tournoi ont eu le mérite sans pour autant gommer toutes leurs fautes de main de se donner un peu d’air.

Sur un essai de l’inévitable Josh Adams, auteur d’un triplé face aux Fidjiens, le XV du Poireau a repris huit points d’avance. Un essai de pénalité alors que les Uruguayens se trouvaient à quatorze (carton jaune pour Civetta) a permis aux Gallois d’augmenter encore leur matelas. Toutefois, l’Uruguay n’avait pas marqué un essai à tous les matchs depuis le début du tournoi pour rien. Même en infériorité numérique, elle a donc fini par trouver la faille et être ainsi récompensée de ses efforts sur un essai de Kessler, qui ramenait ainsi le score à 21-13. Tomos Williams, lui aussi entré en jeu, a estimé qu’une équipe comme le pays de Galles se devait de s’imposer plus largement. Il en a donc remis une couche, offrant au passage le bonus défensif à son équipe, avant que Gareth Davies (lui aussi préservé au coup d’envoi), dans les arrêts de jeu, ne fasse lui aussi quelque peu oublier le début de match extrêmement poussif de ces Gallois, qui, paradoxalement, n’avaient plus gagné tous leurs matchs au premier tour d’une Coupe du Monde depuis 1984. Une première que le pays de Galles doit bien davantage à ses titulaires qu’aux doublures alignées dimanche contre l’Uruguay. Malheureusement pour l’équipe de France.

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