L’Afrique du Sud en démonstration

Portée notamment par Cobus Reinach, devenu mardi le deuxième joueur le plus rapide de l'histoire de la Coupe du Monde à signer un triplé, l'Afrique du Sud a étrillé une équipe du Canada (66-7) rapidement réduite à quatorze. Les Springboks, auteurs de dix essais, prennent provisoirement la première place du groupe B devant la Nouvelle-Zélande.

Le record des All Blacks n’étaient pas loin. Les doubles champions du monde en titre avaient passé 71 points (71-9) à la Namibie, plus haut total de points jusqu’à maintenant dans cette Coupe du Monde. Il s’en est fallu d’un rien (5 points) que l’Afrique du Sud n’égale cette marque, ce mardi face au Canada. Comme les Néo-Zélandais six jours plus tôt (63-0), les Springboks ont atomisé (66-7) les Canadiens, certes très courageux mais beaucoup trop limités pour titiller des monstres comme l’Afrique du Sud ou la Nouvelle-Zélande, surtout en évoluant à quinze pendant près d’une heure comme cela a été le cas mardi après que Josh Larsen a écopé d’un carton rouge pour une violente charge au niveau du cou. En seconde mi-temps, les Canucks ont bien fait jeu égal avec les Boks, le temps pour Heaton de sauver l’honneur des siens sur un essai marqué peu de temps après la reprise. Le hic, c’est que cela n’a pas duré longtemps (neuf minutes très exactement). Et, surtout, lorsque le troisième ligne canadien a aplati en force cinq minutes après le retour des vestiaires, il y avait déjà… 47-0 pour l’Afrique du Sud.

Reinach dans l’histoire

En démonstration dès le coup d’envoi (premier essai signé De Allende au bout de deux minutes de jeu), les compatriotes de la superstar Cheslin Kolbe, absent mardi, ont marché tout le match sur leurs modestes adversaires. Au total, cette équipe sud-africaine qui avait pratiquement laissé tous ses titulaires au repos pour ce match mais menait 40-0 après une demi-heure de jeu, a inscrit dix essais, dont trois pour le seul Cobus Reinach.

Auteur d’un triplé en dix minutes et vingt-cinq secondes, le demi de mêlée de poche (1,75m) est ainsi devenu le deuxième joueur le plus rapide de l’histoire de la Coupe du Monde (mais le premier aussi tôt dans un match) à réussir cet exploit derrière l’Australien Ashley-Cooper, qui n’avait eu besoin que de neuf minutes et seize secondes contre les Etats-Unis en 2011 pour réaliser son coup du chapeau.

Un exploit parmi tant d’autres pour ces Springboks qui se sont montrés impitoyables (notamment en contre-attaque et sur les phases de conquête) – il a fallu attendre 38 minutes de jeu pour qu’ils commettent leur première faute de main – envers des Canadiens qui ne pouvaient plus rien espérer si ce n’est faire bonne figure avant leur dernière sortie, dimanche face à la Namibie. C’est raté.

 

>>> Le classement et le calendrier du groupe B

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