Zidane a inspiré Viviane Asseyi

Attaquante de l’équipe de France, Viviane Asseyi est tombée dans le monde du ballon rond grâce à un certain Zinédine Zidane.

A 25 ans, Viviane Asseyi dispute avec les Bleues sa première Coupe du monde. L’attaquante de Bordeaux est récompensée après 32 sélections et ses belles performances. Celle qui a obtenu le prix du plus beau but de la saison en D1 féminine pour un splendide ciseau acrobatique contre Rodez n’est pas encore apparue lors du Mondial en deux matchs. Mais Corinne Diacre pourrait modifier son équipe, déjà qualifiée pour les huitièmes de finale, pour la troisième sortie des Françaises, lundi face au Nigeria, et faire évoluer la Girondine, passée auparavant par Rouen, Montpellier et Marseille.

La petite Asseyi a eu un déclic grâce à un certain Zinédine Zidane. Lors de la finale de la Coupe du monde 1998, le 12 juillet, Viviane Asseyi, née à Mont-Saint-Aignan, assiste à l’âge de cinq ans au doublé du numéro 10 devant la télévision. Et le virus du ballon rond vient alors de lui tomber dessus. « Le lendemain, j’ai dit à ma mère : achète-moi un ballon. Et toute mon enfance, j’ai essayé de faire des roulettes comme lui », explique la Bordelaise dans Le Parisien, samedi.


A cinq ans, Asseyi, qui vit à Quevilly, devient folle de ballon. « Je jouais tout le temps. À l’école, j’avais des cours de piano et ma prof devait venir me chercher dans la cour parce que je jouais au foot. Chez moi, je jouais au foot, confie-t-elle dans le quotidien. Avec mes amis, je jouais au foot. C’était bien perçu chez moi parce que le foot, c’est quelque chose que tout le monde aime dans la famille. J’ai la chance d’avoir une mère formidable qui m’a laissée faire ce dont j’avais envie. Je faisais également de la natation, du tennis, plein de sports. »

Asseyi fan de dribbles et de Cristiano Ronaldo


Sa maman Sidonie est très conciliante mais érige en priorité l’école. « Je devais mériter le foot. C’était ma récompense », narre Asseyi qui a évolué à l’US Quevilly de cinq ans et demi à quatorze ans. « J’ai joué direct avec les garçons et je suis restée longtemps la seule fille du groupe. J’ai plus un caractère de garçon. C’est bien, parce que ça forge le mental. Eux, filles ou garçons, ils s’en moquent. Tu ne passes pas, un point c’est tout ! Je dois tout à ce club parce que s’il ne m’avait pas acceptée aussi jeune, je ne sais pas ce que je serais devenue… », explique Asseyi dont Zidane a donc fait basculer l’existence. « Il a longtemps été le seul dans mon cœur. Jusqu’au jour où j’ai rencontré Cristiano Ronaldo. Enfin, à la télé ! », s’enthousiasme Asseyi, grande amatrice de dribbles.

« Je suis un peu insouciante, mais le foot ça doit rester un plaisir même s’il faut être efficace. J’aime tous ceux qui dribblent comme Ronaldo, Neymar, Mbappé. Ensuite je teste des dribbles sur ma chienne chez moi dans le salon, avant de les essayer à l’entraînement. » Un « toutou », un chihuahua, qui en a de la chance…

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