XV de France – Penaud : « Montrer que l’on n’est pas des pipes »

A deux jours du premier match de l'équipe de France au Japon, face à l'Argentine, Damian Penaud refuse de se mettre la pression. Toutefois, une chose tient à coeur du jeune Clermontois : démontrer aux détracteurs des Bleus qu'ils se trompent en parlant à l'avance d'élimination prématurée de la bande à Jacques Brunel.

Comment abordez-vous cette Coupe du Monde ?

On est tous excités à l’idée de démarrer cette compétition. Cela fait un peu plus de deux mois que l’on se prépare à ça, et, forcément, quand on s’approche de l’événement, on est tous excités et on a tous hâte d’y être.

Que représente cette compétition à vos yeux ?

Cela représente énormément de choses. C’est beaucoup de sacrifices pour en arriver jusqu’ici, beaucoup de travail. Depuis deux mois, tout le monde bosse dur pour arriver à ce genre d’événement. Et on est tous fiers aujourd’hui d’être ici et de faire partie de ce groupe.

Peut-on dire que les jeunes ont pris le pouvoir au sein du XV de France ?

Je ne sais pas si l’on prend le pouvoir. En tout cas, Jacques a décidé de nous mettre. Peut-être que c’est insouciance de la jeunesse. En tout cas, à nous de saisir cette opportunité. C’est vrai qu’il y a pas mal de jeunes dans ce groupe. Même s’il n’en reste pas beaucoup, on sera accompagnés par les plus vieux, mais on sait qu’ils seront là pour nous aider un maximum et nous mettre le plus à l’aise possible sur le terrain.

D.Penaud : « Viri, c’est un facteur X de l’équipe »

Ce premier match contre l’Argentine est-il plus important que les suivants ?

Cela reste un match de rugby. Moi, je joue au rugby pour prendre du plaisir. Forcément, la compétition n’est pas la même, là, c’est plus à l’échelle mondiale, donc ça rajoute forcément une pression supplémentaire. Après, j’ai tendance à prendre les matchs à la cool (sic), sans me prendre la tête. C’est comme ça. Mais c’est sûr que c’est un match très important, qui va lancer le Mondial. Tout le monde a à cœur de bien faire et de gagner, parce que ça nous offrirait une possibilité d’être directement en quarts de finale si on arrive après à faire le boulot contre les Tonga et les Etats-Unis.

Avez-vous pris vos précautions en cas de pluie, samedi à Tokyo ?

Toutes les équipes ont des différentes stratégies suivant la météo. A nous de bien bosser pendant les entraînements pour pouvoir appliquer ça suivant le temps. Pour l’instant, on ne sait pas trop quel temps il va faire. Est-ce que l’on a préparé les deux ? Oui.

Que vous inspire le retour de Virimi Vakatawa pour ce premier match ?

Viri, c’est quelqu’un de très solide. C’est un facteur X dans l’équipe. Forcément, ça fait du bien d’avoir quelqu’un comme ça. Il arrive à faire jouer derrière lui, à souvent casser les lignes et, techniquement, c’est quelqu’un qui est à l’aise ballon en main. C’est un plus pour nous, pour l’équipe, et il va falloir s’en servir ce week-end. Il aime bien passer les bras, à nous d’être vigilant autour de lui et saisir la moindre opportunité lorsqu’il va franchir.

D.Penaud : « On arrive avec des certitudes »

Avez-vous trouvé votre défense au point sur les matchs de préparation de cette Coupe du Monde ?

La préparation, ce n’est pas non plus des matchs. La défense, ça se travaille vraiment lors des matchs. On a eu deux matchs amicaux où on a bien bossé collectivement et changé notre stratégie de défense. On va essayer de l’appliquer pendant la compétition. A nous d’être bien coordonnés et de bien communiquer pour essayer de contrer les assauts adverses.

Quels enseignements retenez-vous de cette préparation ?

Avec les trois matchs amicaux qui sont passés, on a quand même bâti pas mal de choses positives, et on va essayer de travailler là-dessus pendant la première partie de la compétition. On s’est rassuré dans pas mal de secteurs, notamment sur la défense et les sorties de camp. A nous maintenant de continuer de bien travailler aux entraînements pour régler les petits détails qui restent à régler. On arrive avec des certitudes pour le premier match.

N’êtes-vous pas lassé d’entendre dire partout que vous ne passerez pas ce premier tour ?

Personne ne croit en nous aujourd’hui. On va essayer de faire déjouer tous les pronostics. On va rester entre nous, bosser de notre côté et ne pas penser à ce qu’il se passe autour. Moi, personnellement, ce qu’il se dit en France, je m’en fous. Peut-être que les autres, ça les motive, mais moi… (Il se reprend) Non, moi aussi du coup ça me motive, parce que, forcément, personne ne croit en nous, et nous, on a envie de montrer aux gens que l’on n’est pas des pipes (sic). On va tout faire pour bien entamer cette compétition et aller le plus loin possible. Parce que, mine de rien, on est quand même des compétiteurs, et on a tous dans un coin de la tête de gagner cette compétition.

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