Parra : « Le Mondial ? Je ne devais pas y être, c’est comme ça »

Présent lundi lors de l’évènement d’avant-saison programmé par la Ligue nationale de rugby, Morgan Parra s’est confié sur son absence dans le groupe de Jacques Brunel pour la Coupe du Monde. Une absence que le demi de mêlée de Clermont a tout de suite digérée, sans aucune amertume.

Il devait être l’un des cadres du groupe France au Japon. Finalement, après une fin de Tournoi des 6 Nations vécue à l’écart du groupe, Morgan Parra (30 ans, 71 sélections) a manqué le wagon pour l’archipel nippon et sera à disposition de Clermont pour la reprise du Top 14. Mais alors qu’il aurait pu disputer sa troisième Coupe du Monde (2011 et 2015), le demi de mêlée n’éprouve aucune animosité au moment d’exprimer sa non-sélection pour le prochain Mondial. « Si mon absence dans la liste a été digérée ? Tout à fait ! Je n’ai aucune amertume. Je crois énormément au destin, je ne devais pas y être, c’est comme ça », a-t-il assuré ce lundi dans une interview pour Rugbyrama dans le cadre de l’événement d’avant-saison programmé par la Ligue nationale de rugby.

Parra : « Il faudrait vraiment qu’il se passe beaucoup de choses pour qu’on me rappelle ! »


Si l’absence d’un joueur à l’expérience non-négligeable pourrait être handicapante pour les Bleus dans les moments cruciaux, Jacques Brunel a préféré miser sur la fougue et la jeunesse d’Antoine Dupont (22 ans, 15 sélections) ainsi que celle de Baptiste Serin (25 ans, 27 sélections). Concernant la sélection de Maxime Machenaud, le choix paraît plus discutable. Mais en cas de blessure de l’un des trois numéro neuf, Parra pourrait-il s’envoler pour le Japon ? « Je ne garde pas la possibilité d’être appelé dans un coin de ma tête, pas du tout ! Il y a d’autres priorités pour moi, et notamment de bien revenir avec mon club. Il y a trois neuf et il faudrait vraiment qu’il se passe beaucoup de choses pour qu’on me rappelle (rires) ! » Un coup du sort qui rappelle celui vécu par l’ancien joueur de Bourgoin-Jallieu en 2011. Remplaçant au début de la Coupe du Monde, Parra avait profité du forfait de David Skrela et des mauvaises performances de François Trinh-Duc pour s’imposer comme le demi d’ouverture des Bleus. Avant d’être stoppé dans la quête du Graal, en finale, par la Nouvelle-Zélande.

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