France – Etats-Unis : Sur les revenus, il n’y a pas match

L'équipe de France affronte les Etats-Unis vendredi (21h) en quarts de finale de la Coupe du Monde. L'occasion de noter l'écart important entre les émoluments globaux des Américaines et des Françaises. Les équipières d'Alex Morgan touchent beaucoup plus de primes et de revenus publicitaires, mais sur les primes, les Bleues possèdent un coup d'avance.

Quand on regarde rapidement le top 10 des joueuses les mieux payées du monde, on se dit que les joueuses de l’équipe de France n’ont globalement rien à envier aux joueuses des Etats-Unis. Avec 360 000 euros bruts annuels pour Amandine Henry et 348 000 euros brus annuels pour Wendie Renard, les Françaises occupent les 2eme et 3eme rang des joueuses les mieux rétribuées au monde. La première Américaine est Carli Loyd avec 345 000 euros. C’est sur d’autres aspects que le simple salaire que les Américaines sont finalement mieux payées.

Revenus annexes plus intéressants pour les Américaines


D’après les chiffres de L’Equipe, la moyenne annuelle des revenus américains est de 225 000 euros. Ce chiffre explose avec les contrats publicitaires juteux signés outre-Atlantique par les joueuses. Ainsi, Ahslyn Harris, la gardienne, va toucher environ 350 000 en plus cette saison avec sa signature chez Umbro. Alex Morgan, superstar, toucherait 3 millions par saison avec ses revenus pub alors que son salaire annuel est de 250 000 euros. Amandine Henry monterait, elle, à 480 000 euros.

Les Américaines pèsent plus dans leur Fédération


L’autre aspect à prendre en compte, ce sont les droits obtenus (ou même arrachés) par les Américaines à leur Fédération. En 2017, plusieurs stars de l’équipe comme Alex Morgan, Hope Solo et Megan Rapinoe avaient attaqué en justice en demandant les mêmes salaires que les hommes. Dans leur pays, les matchs féminins de la sélection rapportent plus que ceux des hommes (44,9 millions contre 43,9). Elles n’ont pas obtenu gain de cause mais ont signé une nouvelle convention, qui leur a permis de passer de 110 500 euros bruts annuels à 147 000. Elles sont désormais directement payées par leur Fédération. Une première dans le football.

Les Françaises battues largement sur les primes


Nouvelle preuve de l’importance des féminines au sein de la Fédération américaine : les primes. La FIFA va distribuer 3,5 millions au vainqueur de la Coupe du Monde 2019. Ce montant sera distribué en totalité aux joueuses américaines si elles gagnent. En revanche, pour les Bleues, elles ne devront se partager que 30% du butin, soit 40 000 euros. Individuellement, les Françaises sont donc très importantes, mais collectivement, elles ne pèsent pas si lourd. Au total, sept joueuses émargent à moins de 3 000 euros par mois. Solène Durand, joueuse de Guingamp, est celle de l’équipe de France qui touche le moins : seulement 1 700 euros par mois. Avec leurs négociations collectives, les Américaines n’ont pas ce problème.

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