Diacre, Etats-Unis… Les vérités d’Amel Majri

Dans un entretien accordé à France Football, Amel Majri est revenue sur la Coupe du Monde de l'équipe de France et notamment le choix de la sélectionneure Corinne Diacre de la positionner comme latérale.

C’est avec la boule au ventre qu’Amel Majri a pris la parole dans France Football pour faire le bilan de la Coupe du Monde 2019 de l’équipe de France, stoppée malheureusement par une défaite en quarts de finale contre les Etats-Unies (2-1). A propos de cette rencontre, la joueuse de 26 ans a regretté le but de Megan Rapinoe pris trop rapidement. « On savait qu’elles marquaient tout le temps dans les quinze premières minutes, a-t-elle expliqué. On prend ce but au bout de trois minutes de jeu… » Amel Majri ne nomme pas sa coéquipière à l’OL, Griedge Mbock,, auteur de l’erreur fatale sur cette phase de jeu.

Majri regrette le premier but de Rapinoe en quarts

Les deux grands débats tout au long du Mondial à propos des Bleues ont porté sur le manque de fond de jeu et l’efficacité offensive. Des critiques qu’Amel Majri partage : « On se disait les choses, on savait qu’il fallait plus de mouvements, qu’il fallait plus de choix lorsque l’on avait le ballon ». De son côté, la Lyonnaise a choisi d’assumer une partie des responsabilités. « J’estime que je dois faire beaucoup mieux, je suis passé à côté de mon quart de finale », a-t-elle avoué. Elle a pourtant terminé avec trois passes décisives, 42 centres et 16 de ses dernières passes ont mené à une frappe. Son impact sur le jeu a quant à lui été salué par l’opinion.

Son poste de latérale, « les choix de la coach »

Durant la compétition, Amel Majri a été utilisée par Corinne Diacre comme latérale gauche derrière Eugénie Le Sommer, Valérie Gauvin occupant l’axe. A l’OL, elle est pourtant ailière gauche tandis que Le Sommer joue en pointe. « Ce sont les choix de la coach, coupe la numéro 10 des Bleues. Ça fait deux ans qu’elle me dit que je serai toujours arrière gauche en équipe de France. En club, je joue à mon poste de base et si je joue latérale, c’est parce que je dépanne, uniquement par défaut. Mais voilà, en équipe de France, le discours était clair. Elle a ses idées. Ce n’est pas aux joueuses de demander et de remettre en question les idées de la coach. » Par ailleurs, Majri avoue avoir terminé blessée à la cuisse cette rencontre contre les Américaines, sans même s’en rendre compte.

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