Que vaut la Corée du Sud, premier adversaire des Bleues ?

L’équipe de France entame vendredi la Coupe du Monde féminine par un match contre la Corée du Sud (21h00). Un adversaire a priori largement à sa portée, même s’il faudra se méfier de la star Ji So-yun.

A chaque fois que la Corée du Sud a participé à la Coupe du Monde féminine, elle y a croisé la France. Les Bleues s’étaient imposées en phase de groupes en 2003 (1-0), avec Corinne Diacre capitaine, et en 8eme de finale en 2015 (3-0), lors des deux seules confrontations de l’histoire entre les deux nations. En toute logique, les Françaises partiront encore favorites pour leur entrée en lice dans le tournoi face aux Sud-Coréennes, au Parc des Princes ce vendredi (21h00). Les joueuses de Yoon Deok-yeo pointent certes à une bonne 14eme place du classement FIFA. Mais le niveau étant moins dense chez les filles que chez les garçons, l’écart entre le Top 10 et le reste du monde reste important. La Corée du Sud n’a ainsi jamais disputé les Jeux Olympiques et n’a jamais atteint serait-ce que le dernier carré de la Coupe d’Asie.

La Corée du Sud prend peu de buts


Mais elle n’était pas passée loin de se frayer un chemin jusqu’aux demi-finales de la compétition l’année passée. Elle avait accroché successivement l’Australie (0-0) et le Japon (0-0), les deux meilleures nations de sa Confédération, et n’avaient dû son élimination qu’à une moins bonne attaque que les Nippones. La Corée du Sud avait ainsi terminé 5eme, ce qui lui a valu sa qualification pour le Mondial, sans perdre un match et même sans encaisser le moindre but en quatre rencontres. Une défense de fer qui est la priorité de leur 4-1-4-1 aux lignes très resserrées, comme ne s’en cache pas Jang Sel-gi sur le site officiel de la FIFA : « Autrefois, nous nous contentions de jouer bas et de défendre face à des équipes plus fortes que la nôtre. Aujourd’hui, nous avons suffisamment confiance les unes dans les autres pour prendre des risques. Néanmoins, nous nous concentrons sur notre organisation défensive depuis le début de notre stage de préparation. Si nous avons une faiblesse, elle ne se situe plus dans ce secteur (13 buts encaissés sur leurs 18 dernières rencontres). »

Ji comparée à Messi en Corée du Sud


La latérale est l’une des quatre représentantes de la sélection sud-coréenne championne du monde U17 en 2010 et elle fait partie des cadres du groupe actuel. Un groupe emmené surtout par Ji So-yun, la star qui évolue à Chelsea, où elle a affronté Lyon en demi-finale de la Ligue des Champions, avec au passage un but sur coup-franc. A seulement 28 ans, celle qui est l’une des trois expatriées à évoluer en dehors du faible championnat local (Cho So-hyun à West Ham et Lee Min-a à Kobe) affiche déjà 54 buts en 116 sélections au compteur. Des totaux qui ne demandent qu’à grimper, pour répondre aux attentes immenses qu’elle suscite au pays, où elle est surnommée « So-yun Messi ». « C’est à cause de ce surnom que je fais face à de violentes critiques lorsque je ne joue pas bien. Mais je n’y peux rien si l’on attend mieux de moi. Ça ne me dérange plus maintenant. C’est comme ça. Cela dit, je préfère être appelée par mon nom plutôt que d’être comparée à un joueur masculin. »

Ji : « Animées par la combativité légendaire des Coréennes »


Si Diacre, désormais sur le banc de l’équipe de France, prend « très au sérieux » son premier adversaire du Mondial, elle sait que le danger principal reposera sur Ji. « Il n’y aura pas de plan particulier. (…) C’est toujours très compliqué de mettre un plan anti. On s’appuie sur un collectif depuis quelque temps, l’idée est de conserver ces principes. » Une force commune que craignent les Sud-Coréennes. « La France fait partie des meilleures équipes au monde, souligne Ji. Les Françaises sont supérieures en termes de puissance et de vitesse. Elles ont aussi des joueuses très techniques. Le match s’annonce difficile mais, d’un autre côté, affronter de telles adversaires peut nous aider à franchir un nouveau palier. Nous sommes animées par la combativité légendaire des Coréennes. Ce sera notre principal atout. » Pour réaliser d’entrée de tournoi l’un des plus grands exploits de leur histoire.

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