Megan Rapinoe cartonne Gianni Infantino !

Présente en conférence de presse à la veille de la finale contre les Pays-Bas, Megan Rapinoe a plus parler des propos de Gianni Infantino que de la finale en elle-même. Le président de la FIFA en a pris pour son grade.

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL À LYON

Depuis le début de la Coupe du Monde féminine, Megan Rapinoe est sous le feu des projecteurs. D’abord sportivement puisque la co-capitaine des Etats-Unis enchaîne les prestations de haut vol (5 buts). Mais aussi hors des terrains. Sa sortie médiatique sur Donald Trump a fait le tour du monde et a été un coup de pied dans la fourmilière notamment sur la place des femmes dans le football et la société. L’ancienne Lyonnaise n’a pas la langue dans sa poche et elle n’a pas dérogé à sa réputation samedi à la veille de la finale du Mondial contre les Pays-Bas. Interrogée sur les propos de Gianni Infantino, l’Américaine a joué l’offensive alors que le président de la FIFA a promis d’augmenter les primes accordées aux joueuses. « On ne se sent pas respectées. Il faut faire en sorte que le jeu des femmes ne cesse de croître. La volonté est là, tout est là mais il faut simplement transformer ça en réalité, note Rapinoe en conférence de presse. Ils font une Coupe du Monde au Qatar, ça montre bien qu’elle est importante pour eux financièrement au point de ne pas voir ce qui se passe là-bas. » Elle s’est d’ailleurs permis une pique sur le fait que deux autres finales (Copa America et Gold Cup) se disputent aussi dimanche. De quoi empêcher une réelle exposition du Mondial féminin. « C’est vraiment bizarre… Quand il dit qu’il n’y avait pas pensé, c’est vrai que la date de la finale de la Coupe du Monde n’est pas prévue depuis des mois voire des années… »

Rapinoe : « Il n’y a que l’argent pour avancer »


Une fois le sujet Infantino bouclé ainsi que l’évolution du soccer aux Etats-Unis, Megan Rapinoe s’est décidée à parler de cette finale de dimanche (17h00) au Groupama Stadium. Après avoir sorti l’Espagne, la France et l’Angleterre aux tours précédents, la troisième meilleure buteuse de la Coupe du Monde 2019 s’attend encore à un match difficile contre les Pays-Bas, le plus compliqué de la compétition même. « Elles sont quand même championnes d’Europe donc ce n’est pas facile d’y arriver. Elles ont dû battre toutes les équipes européennes qu’on a jouées. Elles savent ce qu’il faut faire pour remporter un titre mieux que les autres équipes. » Même son de cloche du côté de Jill Ellis qui ne tarie pas d’éloges son adversaire. « Vous savez, elles aiment avoir la possession du ballon. Elles essayent d’avoir des jeux de passes pour que vous vous fatiguiez un peu. Elles sont fabuleuses dans leur positionnement. Elle maîtrise ce système 4-3-3. A nous de trouver la parade. » De nouveau à 100% de ses moyens selon ses dires, Rapinoe sait que l’expérience de certaines de ses coéquipières sera importante afin de mettre à mal le collectif de Sarina Wiegman, passée par l’école américaine.

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