Angleterre-France finalement annulé ?

Le typhon Hagibis se faisant de plus en plus menaçant, le Crunch de samedi (10h15) entre l'Angleterre et la France devait être délocalisé à Oita et se jouer à huis clos. Pourtant, aux dernières nouvelles, le match, au même titre que les rencontres Nouvelle-Zélande-Italie et Etats-Unis-Tonga pourrait finalement être annulé. Le match Japon-Ecosse, à très gros enjeu, pourrait être reporté à lundi.

Le Crunch de samedi annulé plutôt que délocalisé ? Alors qu’il avait d’abord été question de délocaliser les quatre matchs du week-end menacés par le typhon Hagibis, à savoir Angleterre-France et Japon-Ecosse, prévus à Yokohama, Nouvelle-Zélande-Italie (à Toyota) et Etats-Unis-Tonga (Osaka) et de les faire se jouer à huis clos, des contraintes d’hébergement et de déplacement des délégations respectives, de surcroît opposées à l’idée de jouer dans des stades vides de tout spectateur, pourraient entraîner l’annulation pure et simple des rencontres en question avec deux points pour chaque équipe au classement, ce qui éliminerait les Écossais sans jouer.


A l’origine, la balance penchait vers une délocalisation…


Etant donné la trajectoire empruntée par le puissant typhon Hagibis (catégorie 5), il semblait qu’il n’y ait plus qu’une seule solution pour ne pas que les organisateurs aient à annuler le match. Une solution qui consistait à faire jouer le match ailleurs qu’à Tokyo, si possible le plus loin possible, et très probablement à huis clos. Ce jeudi en milieu de journée au Japon, c’était précisément la rumeur qui courait dans les couloirs des camps de base des Français comme des Anglais.



A en croire les premières informations de Midi Olympique (passant lui aussi en quelques heures de l’hypothèse délocalisation et huis clos à celle de l’annulation), l’annonce faisant état de la délocalisation de ce match prévu à l’origine à Yokohama, en banlieue de Tokyo, ne devait d’ailleurs pas tarder à tomber. Selon cette source, mais aussi de nombreuses autres sur place, il avait en effet déjà été décidé de faire jouer finalement cet Angleterre-France de samedi (10h15, groupe C) non pas à Sapporo, comme cela aurait été un temps envisagé, d’après RMC, mais au stade « le grand œil » d’Oita situé sur l’île de Kyushu, à la capacité de 40 000 spectateurs et qui présentait l’avantage de posséder un toit rétractable. A noter que l’enceinte qui prend l’allure de paupières qui se referment lorsqu’elle rentre son toit n’est pas étrangère aux Bleus, dans la mesure où c’est là que se disputera le quart de finale entre le XV de France et le pays de Galles ou l’Australie une semaine après cet Angleterre-France qui fait décidément beaucoup parler. On peut donc penser que Jacques Brunel et l’encadrement connaissent bien les lieux. Le Japon et l’Ecosse, qui doivent s’affronter le dimanche à Yokohama là aussi, ce qui devrait être impossible en raison du typhon de plus en plus menaçant (on parle de vents à plus de 300 km/h), auraient dû, eux aussi, faire connaissance plus vite que prévu avec le dôme de Sapporo, solution de repli avancée alors qu’il était alors encore question d’une délocalisation et non d’une annulation. World Rugby devrait rendre son verdict dans la nuit de jeudi à vendredi, heure de Paris (dans la matinée à Tokyo) lors d’une conférence de presse « pour fournir des informations concernant l’impact programmé du typhon Hagibis sur les derniers matchs des phases de poules ce week-end. »

Ecosse – Japon finalement lundi ?


En fin de journée, le journal écossais The Scotsman a révélé que la rencontre entre le Japon et l’Ecosse pourrait finalement se jouer lundi, World Rugby acceptant de faire une entorse à son règlement afin que le XV du Chardon ne soit pas éliminé sans combattre. Par ailleurs, la Fédération française de rugby a fait savoir qu’elle reportait la conférence de presse des Bleus prévue ce jeudi (jour d’annonce de la composition de départ pour le match contre l’Angleterre) en raison des « conditions exceptionnelles induites par l’arrivée du typhon Hagibis et dans l’attente des communications officielles de l’organisateur JR2019 et World Rugby ».

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